Impulse
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19 juin 2017

Django – BO

À Paris en 1943 sous l’Occupation, le musicien Django Reinhardt est au sommet de son art. Guitariste génial et insouciant, au swing aérien, il triomphe dans les grandes salles de spectacle alors qu’en Europe ses frères Tsiganes sont persécutés. Ses affaires se gâtent lorsque la propagande nazie veut l’envoyer jouer en Allemagne pour une série de concerts…

Django Reinhardt

Depuis sa mort en 1953, la musique et le style unique de Django Reinhardt ont inspirés les plus grands guitaristes du monde qu’ils soient Blues, Jazz, Pop, Country ou Rock : Jimi Hendrix, BB King, George Benson, Joe Pass, Carlos Santana, John Mc Laughlin, Les Paul, Jimmy Page, Hank Marvin, Chet Atkins, Jeff Beck, Jerry Garcia, Eric Clapton, Mark Knopfler… Tous voient en lui le premier « guitare hero » et l’un des plus influents. En France outre Charles Trénet, Yves Montand, Boris Vian, Serge Gainsbourg, Sacha Distel et Georges Brassens, des chanteurs contemporains comme Jacques Higelin, Sanseverino, Zaz, ou Thomas Dutronc, lui font régulièrement hommage. Etrange destin que celui de ce jeune tsigane qui, issu des terrains vagues de la Zone Parisienne, allait conquérir avec sa guitare les plus grandes scènes de l’Olympia au Palladium de Londres, et de la salle Pleyel au Carnegie Hall de New York. Célébré en son temps par les poètes Pierre Reverdy, Anna de Noailles et Jean Cocteau qui le surnommait « le doux fauve » ou « le fils de l’air ». Django et sa guitare… Virtuosité d’autant plus légendaire qu’elle dû triompher d’un terrible handicap, le guitariste manouche ayant perdu l’usage d’une partie de sa main gauche dans l’incendie de sa roulotte, en 1928. Héros de légende s’il en fut, Django Reinhardt le devint dès sa prime jeunesse : tous, d’abord parmi les siens, subjugués par l’éblouissante virtuosité de ce petit prodige du banjo, ensuite auprès des musiciens musette, d’où sa réputation d’extraordinaire

Django Reinhardt Interprété par Le Rosenberg Trio

Le Rosenberg Trio (Stochelo Rosenberg: guitare lead, Nous’che Rosenberg: guitare rythmique, Nonnie Rosenberg : contrebasse) s’est vite imposé comme la meilleure formation dans son domaine. Inspiré initialement par Django Reinhardt, son répertoire s’est étendu au classique, à la pop music et à la bossa nova interprété façon swing manouche, tout en intégrant un grand nombre de compositions. Bénéficiant, dès la fin des années 70, d’une large reconnaissance dans les communautés manouche et gitane européennes, le Rosenberg Trio tente avec succès et brio une percée internationale dans les années 80. Le Rosenberg Trio est référencé depuis plus de 25 ans maintenant comme la « quintessence du jazz manouche » et Stochelo Rosenberg est considéré comme l’un de ses meilleurs guitaristes, alliant une technique impeccable, une grande élégance et un vibrato très personnel, et mêlant virtuosité et émotion. Au cours de ces vingt-cinq dernières années, le Rosenberg Trio s’est donc produit dans tous les grands festivals de jazz de par le monde : Festival de Jazz de Montréal, North Sea Jazz Festival, Festival Django Reinhardt à Samois, Jazz In Marciac, Jazz à Vienne, Carnegie Hall de New York, The Rose Bowl de Los Angeles, etc…Au cours de ces tournées, le Trio a aussi joué avec un nombre impressionnant de grands musiciens dans des styles très diversifiés : Toots Thielemans, Jan Akkerman, Stéphane Grappelli, Herman van Veen, Louis van Dijk, Peter Beets, etc.

Les Rosenberg ont ainsi pu bénéficier du soutien de nombre d’artistes aussi divers que Shirley Bassey, Randy Crawford et Luciano Pavarotti. Durant ce quart de siècle, le osenberg Trio a enregistré plus de 26 CD et DVD, tous accueillis avec beaucoup de succès.

Warren Ellis

Musicien compositeur australien membre de Dirty Three, Nick Cave and the Bad Seeds.

Il a composé plusieurs bandes originales de films. L’ASSASSINAT DE JESSE JAMES

PAR LE LÂCHE ROBERT FORD d’Andrew Dominik, LA ROUTE de John Hillcoat,

LOIN DES HOMMES de David Oelhoffen,

MUSTANG de Deniz Gamze Ergüven,

COMANCHERIA de David Mackenzie